Lettre du DDEN déconfiné n°173 du 25 mai 2020

  • Maternelle : penser une reprise dans un contexte qui ne soit pas anxiogène (AGEEM)
  • Non les élèves de CE1 ne devront pas apprendre obligatoirement l’arabe à l’école…
  • La restauration scolaire à l’heure du déconfinement
  • L’opération « un été pour préparer le CP » confiée à « Agir pour l’école » dans le Nord et le Pas-de-Calais
  • Les collectivités demandent davantage de déconcentration et la récupération de certaines compétences relevant de l’Éducation nationale
  • Le confinement : son impact et ses suites…. Et si nous en parlions
  • Les jeunes enseignants sont plus âgés
  • Pour le ministère de l’Éducation nationale, la santé n’a jamais été une priorité
  • Enquête conduite par l’ONS

 

Edito du président de la FDDEN

De la santé publique à l’enseignement public

Quand le « coronavirus » apparut, en Chine, courant décembre, on avait encore des difficultés à appréhender et reconnaitre la gravité de la situation observée, à distance, avec compassion. Sans prendre le temps de réaliser cette pandémie mondiale, nous découvrions, sur notre territoire, quelques foyers de contagion localisés sans encore percevoir les choix à opérer car la « France n’est pas la Chine » disait-on. Les échéances politiques municipales, maintenues et jugées prioritaires, furent aussi quelque peu perturbées. Jusqu’alors, on laissait entendre que la gestion de la vie politique était rythmée, exclusivement par des impératifs et des choix économiques. Pour freiner cette propagation devenue inquiétante, mi-mars, les exigences de santé publique imposaient progressivement, un confinement   afin que chacun ne soit ni victime ni responsable de cette épidémie.

Reconnaissons et louons l’engagement immédiat de tous les personnels médicaux du service public hospitalier qui se sont vu déléguer cette crise malgré des moyens en équipements sanitaires et en matériels insuffisants ne permettant pas toujours de les protéger. Certes, évitons, dans l’instant, des polémiques inutiles, mais les exigences de santé publique placées, enfin, au premier plan, devront à l’avenir ne plus être aussi négligées et se conjuguer avec d’autres impératifs. Voire s’imposer, s’il était nécessaire, pour éviter toute pandémie.

L’acceptabilité sociale des exigences sanitaires doit, dès lors, conjuguer liberté individuelle qui conteste les injonctions protectrices et liberté publique qui revendique toujours plus de mesures coercitives. L’insouciance et la peur sont toujours mauvaises conseillères. Nous nous devons de prendre en compte ces exigences de santé publique car nous sommes interdépendants, nous cohabitons. De plus en plus, nous devons prendre conscience que ne sommes pas des individus égoïstes mais des citoyens solidaires liés par un avenir commun.

Cette crise majeure démontre aussi qu’on ne peut pas dignement comparer le fonctionnement et les objectifs de santé publique d’un hôpital public avec ceux d’un établissement à but lucratif telles les cliniques privées. Les objectifs, missions et coûts entre l’hôpital public et les établissements privés ne recouvrent pas les mêmes réalités, pas les mêmes obligations. Les hôpitaux publics, répondent à l’urgence et à l’intérêt général et ne choisissent ni leurs patients ni les pathologies qu’ils traitent.

Par ailleurs, dans le confinement imposé aux élèves des établissements scolaires, bien des parents vont découvrir qu’enseigner à leurs enfants n’est pas aussi évident et que cela exige des compétences. On pourrait, alors que les situations sont parfaitement analogues, remplacer « santé » par « éducation ». Les écoles publiques, elles non plus, ne choisissent ni leurs élèves, ni les pathologies sociales qu’elles affrontent, ni les mêmes obligations. De plus, elles seules assument la mission essentielle du vivre ensemble des futurs citoyens en République.

Les officines privées de santé et d’enseignement laissent croire à l’opinion qu’elles incarneraient l’alternative aux carences présupposées du service public alors qu’elles contribuent à entretenir des inégalités et à les conforter structurellement.  L’enjeu du débat sur le devenir du service public est, pour certains, le développement d’une conception libérale fondée sur la concurrence entre privé et public. C’est la rentabilité contre l’efficience.

Une omerta plane sur ces questions. Le débat public-privé et le clivage politique qui en découlent, ne sont plus ouvertement affichés et assumés pour des raisons idéologiques et mercantiles. Celles-ci devront être reposées à l’avenir. Ceux qui nient cette évidence s’inscrivent dans des logiques marchandes, libérales, voire cléricales pour l’enseignement.

Ainsi, dans ces secteurs de la santé et de l’enseignement, soumis de façon croissante à l’instrumentalisation de politiques ultralibérales, on assiste à une remise en cause du rôle de l’État et de la place du service public gage de liberté, d’égalité et de fraternité.

 Puisse cette épreuve nous conduire vers plus de solidarité.

Eddy KHALDI

Lettre 172 de la FDDEN

SOMMAIRE

  • Adresse des DDEN aux pouvoirs publics
  • Quel est l’impact du COVID-19 sur les systèmes éducatifs européens ?
  • Rythmes : une interview de François Testu président de l’ORTEJ
  • Confinement et continuité scolaire : ce à quoi les communes sont confrontées
  • Coronavirus : la Banque mondiale gèle les investissements dans l’éducation privée à but lucratif, Coalition Éducation réitère sa demande à la France de faire de même
  • Continuité éducative : le ministère de la Ville débloque 15 millions d’euros
  • Réouverture des écoles, collègues, lycées : points de vue
  • La FNEPE crée « Allo parents confinés ! »
  • Les « villes éducatrices » veulent être associées à la construction d’un autre
    avenir pour l’éducation
  • Élèves « perdus » : les CEMEA proposent à J-M Blanquer d’inventer
    « des colonies de vacances apprenantes »
  • Coronavirus : Vers une crise de l’Education ?
                  Lire la suite de la lettre n° 172 sur:
"Accès Adhérents/Bulletin d'information/lettre de la Fédération"

Réouverture : les demandes des DDEN

DDEN. Les délégués départementaux de l’Education nationale demandent à « être associés dans chaque commune à la préparation de la rentrée à partir du 11 mai prochain », écrit leur fédération dans « une adresse aux pouvoirs publics ». Elle estime en effet qu’ils peuvent aider les équipes « à trouver le point d’équilbre qui permettra un début de déconfinement ». Une réunion du Conseil d’école lui semble nécessaire et elle insiste sur les mesures d’ordre sanitaire, mais aussi pédagogique. Certes, les familles pourront ne pas envoyer leur enfant à l’école, mais « il aura alors l’obligation de suivre l’enseignement à distance ». Les enseignants doivent avoir « la maîtrise d’oeuvre » des moyens de remédiation, stages et colonies apprenantes, sur le modèle proposé par les CEMEA, mais « en préservant leur liberté pédagogique ». La fédération insiste également sur les accueils avant et après la classe et sur les conditions de la sieste  pour les petites sections et, plus globalement, sur « toutes les activités » sur lesquelles les DDEN ont mission de veiller, restauration, pause méridienne, transports…

Adresse envoyée à tous les responsables politiques : Premier Ministre, MEN, DGESCO et associatifs : ESPER, JPA, CNAL, ORTEJ, COFRADE, SOLIDARITE LAIQUE, COLLECTIF LAIQUE NATIONAL, DEFENSEUR DES DROITS, ANATEEP, SYNDICATS et demande aux Unions  de diffuser aux DASEN et IEN, aux Préfets, au Présidents de l’association des Maires et aux diverses autorités et représentants associatifs locaux. »

« ToutEduc met à la disposition de tous les internautes certains articles récents, les tribunes, et tous les articles publiés depuis plus d’un an.

Paru dans Scolaire le jeudi 23 avril 2020 et transmis pa r FDDEN

Adresse DDEN aux pouvoirs publics

 

Après les hypothèses de travail au 21 avril du Ministre de l’Éducation nationale.

Les Délégués départementaux de l’éducation nationale (DDEN), dans leur fonction officielle ont le souci permanent de veiller aux bonnes conditions de vie des enfants dans le cadre de leur mission reconnue par le Code de l’Éducation. Ils sont aussi soucieux, dans la situation actuelle, des risques sanitaires pour l’ensemble de la communauté éducative. L’État et toutes ses composantes ont le devoir d’assurer, au sein de l’École la protection de la santé de toutes et de tous.

Dans ce juste confinement imposé à l’école pour répondre aux impératifs de santé publique, bien des parents ont découvert qu’enseigner à leurs enfants n’est pas aussi évident et exige des compétences. Bien des responsables politiques ont pris conscience des conséquences de la crise sanitaire sur les inégalités sociales et scolaires. L’École de la République est bien un enjeu national. Ainsi, l’objectif de rouvrir les écoles est partagé par tous à condition que des mesures incontournables soient prises pour respecter la préservation des conditions sanitaires de toutes et tous.

Lire la suite sur le site de la Fédération des dden : www.dden-fed.org

Lettre Fdden 17 avril 2020

lettre de la Fédération des DDEN d’avril 2020:

La-Lettre-n° 17-avril-2020

SOMMAIRE:                                                                                                                     

*Cantine:obliger les communes à créer une première tranche à 1 € ? *Évaluations CP-CE1 : la DEPP note des évolutions                                    *Enfance en danger : peut-on améliorer les signalements                *Coronavirus : quelles conséquences pour l’avenir du système   scolaire?                                                                                                      *Combien d’élèves pour les années à venir selon la DEPP ?                *Coronavirus: quelles mesures à prendre pour les élèves les plus en difficulté?                                                                                                                        *L’école à la maison : une vraie carrière selon la Revue Française de pédagogie.                                                                                                                       * »Nation apprenante » : des programmes et des cours dispensés par des enseignants, du CP au lycée sur France 4

 

La Lettre du DDEN N° 170 – Mars 2020

SOMMAIRE de la lettre N° 170 de Mars 2020

– Restauration scolaire: Complément du dossier du Délégué n°262 – La cantine, combien ça coûte aux familles ? – Quel est le coût réel d’un repas ? – Dans le rapport de la cour des comptes 2020 – La transition alimentaire dans les cantines scolaires

– 30 minutes d’activités physiques quotidiennes dans le 1er degré

– Hors contrat : Un nouveau réseau crée une première école à Clichy

– Laïcité : remplacement de tous les ELCO par des EiLES

– Avenir de France 4

– Assemblée nationale : Convention pour les droits de l’Enfant

– Pédophilie : vers une vérification systématique pour les professionnels de l’enfance

Lire l’intégralité de La Lettre du DDEN sur le site DDEN87-adhérents

Je deviens DDEN

Un peu d’histoire…
L’histoire des DDEN, Délégués Départementaux de l’Éducation Nationale, est liée à celle de l’école publique. Nous retrouvons l’ancêtre de notre fonction dans la Convention de 1793. De nombreux textes de loi ont institué et fait évoluer notre fonction officielle comme les lois GUIZOT (1833), FALLOUX (1850) ou GOBLET (1886) entre autres.
Ces différentes lois et décrets, qui écrivent aussi l’histoire de l’école, seront fondus dans le Code de l’Éducation en 2000. Notre légitimité s’inscrit dans la promotion de l’école publique et dans le respect du principe de la laïcité.
Aujourd’hui, tout citoyen de nationalité française de plus de 25 ans peut devenir DDEN.

Un partenaire, une personne ressource de l’école…
Les DDEN sont des bénévoles, hommes ou femmes, retraités ou actifs, enseignants ou non enseignants, nommés officiellement par le Directeur Académique sous couvert du Préfet.
Le caractère officiel de la fonction confère aux DDEN un rôle opérationnel et non pas seulement consultatif. Notre fonction s’étend dans divers domaines : l’état des locaux scolaires comme ceux de la restauration, le mobilier scolaire mais aussi les installations sportives, le matériel d’enseignement, les transports scolaires, et bien entendu la sécurité à l’intérieur comme à l’extérieur des bâtiments.
Membre de droit du conseil d’école notre rôle peut être déterminant dans la suite donnée aux débats de cette rencontre. Nous sommes à la charnière entre l’école, la commune et les parents d’élèves. Aussi, nous pouvons aider à résoudre d’éventuelles situations conflictuelles avec pour objectif l’intérêt de l’enfant. Nous devons dépassionner le débat, trouver des terrains d’entente : des qualités de diplomatie sont requises, nous devons être vigilants, savoir prendre du recul, relativiser les situations, ne pas généraliser les problèmes ou encore discerner les cas particuliers.
Notre indépendance nous permet d’avoir un rôle de médiation et de coordination. Nous veillons également à ce que le Code de l’Éducation soit appliqué sur l’ensemble du territoire.

Les DDEN fidèles à leurs convictions…
Les DDEN affirment que la laïcité est un principe et une réponse au vivre ensemble et au vouloir ensemble avec nos différences. Elle est une exigence et un point fort pour les délégués, objectif permanent car nous soutenons qu’elle est une véritable boussole pour les choix comme pour les refus.
L’école constitue un enjeu politique central car la question scolaire rejoint la question sociale. Elle a un rôle prépondérant pour l’intégration des enfants dans la société, elle légitime le collectif et respecte l’identité de chacun. Les élèves construisent un destin commun ou se rencontrent, se respectent et s’enrichissent les différences d’origine sociale, culturelle, religieuse et où se fonde et se construit l’unité de la République.
L’école devant transmettre à chaque enfant les désirs, les savoirs et les méthodes qui lui permettront de choisir sa destinée et de la construire, dans un climat de liberté, d’égalité et de fraternité.
Fidèles à leurs convictions, déterminés et exigeants, les DDEN s’engagent pour accompagner l’École de la République dans les défis du futur car l’éducation doit rester l’investissement essentiel pour l’avenir.

devenir DDEN

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