Lettre n°199 du 15/07/21

SOMMAIRE
+ Mouvement Ambition Education – Juin 2021
+ Evaluation mi-CP : maîtrise du français
+ Enquête « Climat, violences, citoyenneté dans les écoles primaires »
+ Elections des représentants des parents au conseil d’école
+ Des nouvelles de l’ANATEEP
+ Cours d’école : Paris innove et propose…
+ Cahier des charges des équipes mobiles d’appui médico-social à la scolarisation des enfants en situation de handicap.
+ Comment lutter contre les violences sexuelles intrafamiliales ?

 

 

Le climat scolaire

Climat – Violence – Citoyenneté / Victimation des directeurs dans les écoles primaires en 2021
Voilà plus d’un an que l’Ecole Primaire (Maternelle et Elémentaire) s’adapte régulièrement aux différents plans sanitaires mis en œuvre pour lutter contre la pandémie provoquée par la Covid19. Adaptations qui doivent tenir compte des particularités locales ainsi que des impacts de cette crise sur les acteurs, usagers et partenaires de l’Ecole.

De plusieurs sources ressortent des informations différentes si ce n’est parfois contradictoires sur trois domaines qui nous semblent être au cœur de la problématique de la réussite pour tous les élèves et de l’efficience de l’école.
Il s’agit de la qualité du climat scolaire, la fréquence et la nature des violences dans l’école, l’importance de la pratique scolaire et périscolaire des valeurs citoyennes et la reconnaissance de leur légitimité auprès des familles.
Face à cette situation et aux dangers que représentent le manque d’informations fiables et nationales sur ce sujet, la fédération des DDEN -avec le soutien de l’Accord-cadre CASDEN/MEN- consciente de ses responsabilités institutionnelles a souhaité faire le point sur ces différents éléments cruciaux pour l’avenir de notre Ecole.

A cette fin a été confié à Georges Fotinos, expert du sujet , auteur d’un des premiers rapports ministériels sur le sujet « violences à l’école » en tant que chargé d’Inspection Générale, diplômé de l’Institut des Hautes Etudes de Sécurité Intérieure, et auteur de plusieurs recherches sur la violence, le climat scolaire, le moral des Directeurs d’école (soutenues par le MEN, la CASDEN, la MGEN, la FAS , la MAIF) – le soin de mener une étude qui vise à établir :
– L’importance du phénomène des violences dans les écoles maternelles, élémentaires et primaires notamment celui des atteintes à la laïcité.
– La qualité des victimes (élèves, directeurs, enseignants) et des agresseurs (élèves, familles, intrus)
– Les politiques de prévention, sanctions, remédiation mises en œuvre sur le plan local et territorial
– Un tableau des pratiques des valeurs citoyennes et républicaines des acteurs et usagers de l’école
– Une approche de « l’état de santé » actuel de notre Ecole à travers la connaissance du climat scolaire dont les violences et la citoyenneté sont deux composantes majeures.


Pour info enquête lancée par la FDDEN concernant les violences à l’école.

Les violences à l’école

Le mot violence est lourd de sens car il renvoie à un ressenti personnel. La violence à l’École est une des formes les plus visibles, les plus ciblées. Ne doit-on pas parler des violences, plutôt que de la violence au sein de l’École ? Celles-ci recouvrent des réalités hétérogènes très diverses, insidieuses allant de l’incivilité, aux violences verbales, psychologiques ou à l’agression physique.

Le mélange entre délinquance et incivilité ajoute à la confusion. Il est difficile de trouver une définition commune et on ne peut donc additionner des éléments et des faits de nature fort différente. En effet, il existe peu de statistiques et l’absence d’indicateurs concernant les violences à l’École primaire. Notons une remarquable enquête réalisée en 2007-2008 par notre Fédération : « Pour un mieux vivre de l’enfant à l’école : constats et prévention de la violence, dépistage des maltraitances ». La démarche de la Fédération, par cette enquête, a été de dresser un état des lieux, d’établir un recensement, aussi objectif que possible, sans tomber dans un dénigrement systématique.

Aujourd’hui, l’École maternelle, elle-même, n’est pas à l’abri de cette problématique. On peut se demander si la violence est le fait d’enfants de plus en plus jeunes mais aussi de plus en plus violents ? Cependant, il faut replacer ces événements à leur juste proportion car l’ensemble des écoles n’est pas menacé par ce fléau. Mais aussi, la surmédiatisation conduit, parfois, à additionner des faits divers pour les ériger en un implacable fait de société. Cette fabrique de la peur peut inquiéter les parents avec des titres racoleurs : « La violence constitue aujourd’hui la première préoccupation des parents d’élèves »« La violence au cœur de la rentrée scolaire ». L’École devient un bouc émissaire facile où certains sont prompts à illustrer les marronniers les plus ressassés. L’enseignement public a décidément bon dos. Ouvert à tous, il lutte en première ligne contre les maux de notre temps, qu’il affronte sans aucun filtre ni intermédiaire. S’y reflètent ainsi, immanquablement toutes les carences et dérives, tous les problèmes de notre société : délinquance, chômage, violences… Pour autant, il n’est pas question d’occulter ni de réduire les problèmes bien réels qui agitent l’École. Pas question non plus de mettre à l’index les personnels qui se consacrent à cette tâche pour l’améliorer.

Problème de société où l’insécurité devient un problème public autour duquel existent des enjeux et des rapports de force politique là où il faudrait trouver des consensus pour des solutions communes afin que l’élève soit éduqué, en toute quiétude, dans un environnement non menaçant. Tout enfant a le droit de vivre à l’abri de la violence physique et psychologique. En vertu de la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’enfant, les États sont tenus de prendre toutes les mesures appropriées pour protéger les enfants contre la violence.

Dans le contexte particulier de la crise sanitaire que nous vivons, est-ce que ce fléau des violences s’est amplifié ? Ce sera l’objet de notre prochaine enquête : « Climat, violences et citoyenneté dans les Écoles en 2021 ». La réponse préventive à ces problèmes de violence se situe au sein même de l’École, lieu de socialisation pour y développer une culture de la citoyenneté.

C’est le sens de notre concours « Se construire Citoyen ». Ainsi, pour accompagner l’institution scolaire, les DDEN doivent y prendre leur place au regard de nos engagements pour les principes qui fondent le lien consubstantiel entre l’École et la République. Devant la montée des incivilités, il y a nécessité d’enseigner l’éducation civique et morale. La civilité est le savoir-vivre en commun car l’un ne peut exister sans l’autre. Le civisme est le respect des règles de l’École et des lois de la République par la prise de conscience de ses droits et ses devoirs par la citoyenne ou le citoyen en devenir.

Eddy Khaldi, le 22 avril 2021.

 

la lettre n° 195 du DDEN

La lettre de la fédération des DDEN du 15/05/2021

SOMMAIRE :

+ Enquête Violence des DDEN : victimation des directeurs d’école

+ L’Éducation nationale va ouvrir plus largement ses données en « open data »

+ Direction d’école : l’examen de la loi Rilhac en 2ème lecture repoussé de 6 mois ?

+ Actu – COVID-19 les questions-réponses de la CNIL sur les tests salivaires de dépistage

+ Financement : très large intersyndicale demande un collectif budgétaire

+ Le protocole sanitaire allégé avant la fin de l’année ?

+ La Maternelle aura un nouveau programme à la rentrée 2021 + Un nouveau site pour la JPA, notre partenaire

Télécharger la Lettre N° 195 

La lettre n°194 du DDEN

 La lettre de la Fédération des DDEN mai 2021

SOMMAIRE :
+ Oui aux Etats généraux de la Laïcité !
+ La rentrée : interview de Jean-Michel Blanquer
+ Marseille et ses écoles : un gros problème à résoudre
+ La municipalité de Marseille auditionne les DDEN pour refonder les rythmes scolaires sur la ville
+ Gratuité des soins psychologiques : victoire de la FCPE
+ Repère pour l’organisation de la restauration scolaire sous COVID-19
+ ELCO : la Turquie accepte son remplacement par l’EILE
+ Restauration scolaire : le DDEN a toute sa place ; compte-rendu d’expérience

 

Télécharger la Lettre N° 194 du 1er mai 2021

La lettre du DDEN N°193

SOMMAIRE :
+ Les syndicat réclament un calendrier de vaccination pour les enseignants
+ Subvention de la ville de Strasbourg à une grande mosquée
+ Baisse des effectifs dans le 1er degré jusqu’en 2025
+ L’UNESCO, l’UNICEF et la Banque Mondiale unies pour lutter contre les conséquences de la pandémie en éducation
+ Cantines : les mairies ne sont pas obligées d’inscrire tous les élèves
+ Prise en charge des frais d’écolage d’enfants issus de dérogation à la carte scolaire
+ Le masque ne porte pas atteinte aux libertés fondamentales des enfants
+ Le CESE se penche sur l’école et le numérique à l’aune de crise de la COVID-19
+ Principes de la République : les sénateurs interdisent le port du voile aux accompagnatrices, aux mineurs dans la rue, au port du burkini à la piscine

Télécharger la Lettre N° 193 du 15 avril 2021

la lettre du dden n° 192

SOMMAIRE
+ Paroles de ministre
+ Petits déjeuners : un dispositif qui n’a pas atteint ses objectifs
+ Un nouveau site pour l’ESPER
+ Covid-19 : écoles ouvertes… jusqu’à quand ?
+ La Commune qu’en savons-nous après 150 ans ?
+ CNAL : L’Education un rempart contre le racisme
+ Il y a urgence à éduquer contre le racisme
+ Laïcité à Mayotte

 

la lettre du DDEN 192

Le Délégué N° 266 Avril 2021

L’éducation antidote au racisme :

« Éduquer pour combattre le racisme et promouvoir la Laïcité et l’universalité des Droits de l’Homme. Le racisme peut être divers, bien voyant ou plus insidieux. Le racisme et la xénophobie se portent bien, alimentées par les préjugés ou la recherche de boucs émissaires. Depuis des années, les DDEN, dans l’exercice de leur f onction ou mission, et en tant que citoyens, s’engagent, au quotidien, pour que les discriminations reculent.

La lutte contre la persistance du racisme et de la xénophobie, sous toutes leurs formes, constitue un défi majeur pour nos sociétés, toute l’année, au-delà de la « journée mondiale de lutte contre le racisme » du 21 mars.  Les comportements racistes sont très anciens. Historiquement, les concepts de « races » « supérieures » ou « inférieures » se sont appuyés sur une présupposée différenciation biologique. Certains finissent par admettre que la théorie des « races » est un projet politique fabriqué. Les peuples n’existent que sur la notion d’« être humain ». Mais aujourd’hui, le racisme évolue toujours et met en avant les différences culturelles   plutôt que la supposée infériorité biologique. Ce racisme culturel est alimenté par des prétendues hiérarchies de cultures. Cultures, coutumes, traditions et histoires seraient inconciliables. Ces discriminations directes sont alimentées par une prétendue « incompatibilité » culturelle, religieuse que certains présentaient comme un choc de civilisations.

Des comportements qui alimentent la xénophobie

La discrimination peut être aussi indirecte. Ainsi, le déroulement des politiques d’immigration et d’asile peuvent, en alimentant les préjugés, en cherchant des boucs émissaires à nos problèmes économiques et sociaux, contribuer à exacerber les tentations xénophobes. La stigmatisation de la banlieue et des immigrés dans des discours relatifs à la délinquance, la composition de l’équipe de France de football, les amalgames, petites phrases, jugements négatifs portés par des responsables politiques sur des individus ou des groupes peuvent aussi contribuer de manière diffuse, à alimenter ce racisme. Ces amalgames doivent être également considérés comme des discriminations.

Le sport et le football, en particulier, sont des symboles de la diversité française et d’une nation enfin réconciliée avec son idéal républicain d’intégration. Reste à le rendre effectif dans d’autres domaines emploi, logement, loisirs….

Depuis des années, notre Fédération, seule ou dans le Collectif laïque national et le CNAL s’engage, dans la vie quotidienne, pour prévenir et combattre toutes ces formes d’exclusion, toute différence de traitement fondée notamment sur le sexe, sur une prétendue race, sur la couleur, sur l’ascendance, sur l’origine nationale ou ethnique, sur l’orientation sexuelle, sur la conviction religieuse ou philosophique, sur l’état de santé, sur un handicap…

L’égalité des citoyens contre les discriminations négatives ou positives

Cette lutte permanente contre les discriminations voit s’opposer deux modèles politiques d’intégration. D’un côté, une conception de l’État avec une reconnaissance juridique implicite des groupes ethniques, religieux faisant référence à des critères d’appartenance à une communauté en vue de l’attribution de droits, de ressources et d’obligations. Ce modèle de discrimination positive inspiré des pays anglo-saxons, aujourd’hui remis en cause en Grande Bretagne et dans plusieurs États des États-Unis, a émergé il y a près de quarante ans en France et propose de remettre en cause le principe d’égalité des citoyens. Cette conception communautariste fondée sur des appartenances préétablies et présupposées conforte aussi et alimente la revendication xénophobe de « préférence nationale ».

D’un autre côté, à l’opposé, une conception de l’intégration où l’État se veut constitutionnellement laïque et revendique l’égalité des citoyens et l’indivisibilité du corps politique en groupes d’appartenance religieux, ethnique, linguistique ou autres. Ce principe est celui que notre Fédération revendique. Réponse institutionnelle, le Défenseur des Droits, autorité administrative indépendante, a pour mission de traiter des cas de discriminations dont il est saisi ou dont il s’autosaisit. Il s’inscrit ainsi dans cette démarche pour assurer, dans le cadre des principes constitutionnels, la promotion de l’égalité des citoyens contre toutes les formes de discrimination. Continuons à prévenir et à agir contre les idées reçues, contre l’ignorance et la peur qui entretiennent les comportements de haine et de xénophobie. Ainsi, l’action de notre Fédération, en particulier, dans notre concours national « Se construire Citoyen », vise à éduquer et donner aux jeunes des arguments pour combattre le racisme et promouvoir la laïcité et l’universalité des Droits de l’Homme.

Paris, le 21 mars 2021 – Eddy Khaldi

  • Sommaire n° 266 • Avril 2021
    1 – Édito
    2 – Dossier : Le DDEN, un médiateur
    7 – Unions départementales
    13 – Les outils de travail du DDEN
    17 –  Unions départementales
    22 – Synthèse de l’enquête Covid-19
  • 26 – Lu pour Vous
  • 27- Pour Votre Documentation

 

Lettre du DDEN N° 190

SOMMAIRE :

* L’Union des DDEN des Bouches-du-Rhône se porte mieux !
* Un élu vannetais conteste l’appellation « université » de l’UCO (Université Catholique de l’Ouest)
* La médecine scolaire partagée mais débordée, au bord de la rupture
* Des « contrats locaux d’accompagnement » pour « renforcer la politique d’éducation prioritaire » 
* OUTRE MER : une mission éducative plus ardue qu’en métropole 
* L’Unesco et la Banque mondiale craignent un coup d’arrêt à l’effort de scolarisation et à l’aide à l’éducation 
* Inceste : des mesures pour renforcer la prévention
Télécharger la Lettre du DDEN N° 190